Le Directeur général de la Caisse de Stabilisation des prix des hydrocarbures a effectué une visite de travail sur le site de Sombo hier.

Une bonbonne de gaz domestique déchargée d’un camion puis pesée sur une balance homologuée pour en vérifier le poids devant témoin et s’assurer que les ménages paient le juste prix pour des quantités conformes. Telle est l’opération qui va désormais se dérouler sur des échantillons de chaque cargaison de gaz dans les quatre checkpoints aménagés par la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) à travers le pays. Ce, pour lutter contre la disparition des bonbonnes de gaz domestique que l’on retrouve dans les pays voisins mais aussi contre la baisse des quantités contenues dans ces bouteilles. Causant un manque à gagner pour les ménages. Hier, à Sombo, département du Nyong-et-Kéllé, région du Centre, le Directeur général de la CSPH, Okie Johnson Ndoh, a visité le checkpoint aménagé par l’établissement public dont il a la charge.

Cette structure de contrôle opérationnelle depuis le 1er septembre dernier et dont les responsables ont été officiellement installés hier, a pour but de vérifier la conformité des enlèvements, le suivi des itinéraires et mouvements de produits mis à la consommation entre la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et les points d’approvisionnement détenus par des marketeurs. Elle vise à prévenir les fraudes et les détournements enregistrés sur les grands axes routiers, en veillant sur la cohérence entre les déclarations des marketeurs et la réalité constatée sur le terrain.

La mise en place de ces checkpoints découle aussi des pertes de recettes pour la CSPH estimées à cinq milliards de F. entre 2023 et 2025. Les besoins en gaz domestique augmentant de 15 % chaque année, cela a induit une hausse des subventions annuelles entre 25 et 30 milliards de F. Le pic ayant été atteint en 2024 avec 69 milliards de F. Du coup, les subventions représentent désormais 80 à 85 % des charges de l’établissement public.

Dans sa prise de parole, le DG de la CSPH a relevé que la mise en place des checkpoints répond à un double impératif : réduire le phénomène de fraude et s’assurer que les populations ont accès au gaz domestique au prix de 6 500 F. en quantité et en qualité, afin de réduire les tensions observées depuis peu. « Avec Sombo, nous allons réduire les fraudes. Des contrôles renforcés vont permettre un approvisionnement transparent et sécurisé sur tout le territoire », a-t-il déclaré. « À Sombo, on compte trois autres checkpoints dans les villes de Nkongsamba dans le Littoral, Abong-Mbang à l’Est et Tonga à l’Ouest. »


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